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Biography
Work
Melanie Pavy

Cinéaste, artiste et chercheure, Mélanie Pavy travaille pendant une dizaine d'années comme chef-monteuse pour le cinéma, avant de réaliser un premier long-métrage, Cendres (co-réalisé avec Idrissa Guiro), sorti en salle en juin 2015. Pour préparer ce projet, elle est pendant 7 mois, pensionnaires de la Villa Kujoyama à Kyoto en 2012. C'est durant ce séjour, quelque mois après la triple catastrophe de Fukushima, qu'elle découvre dans la presse japonaise l'existence du projet Omega. Celui-ci prévoit la construction d’une ville japonaise dans le sud de l’Inde présumée servir de refuge pour l’élite japonaise en cas de nouvel accident nucléaire. En partant de cet évènement réel et de l'hypothèse, digne d'un scénario de science-fiction, qui l'accompagne, elle développe actuellement un travail de "spéculations documentaires" - composé de textes, films et installations - dans le cadre du doctorat SACRe (Sciences, Arts,Création, Recherche), au sein de la FEMIS et de l’École Normale Supérieure de Paris / Paris Sciences et Lettres. Ses vidéos et installations ont été montrées en exposition dans des institutions comme le Centre Georges Pompidou (Beaubourg), La Villette, Le Bal, La Galerie les Filles du Calvaire ou La Gaîté Lyrique. Elle collabore également pour ce projet au collectif Call It Anything (F93) qui associe scientifiques et artistes autour de la vie après la triple catastrophe de 2011. A travers son travail, Mélanie Pavy questionne notre capacité à penser et à mettre en récit la perte. La série qu'elle développe actuellement entre Inde et Japon, pousse cette interrogation jusqu'à son corolaire ultime, celle de la fin du monde humain. Sa pratique s'est peu à peu éloignée d'un cinéma narratif pour s'ouvrir à des mises en scène plus expérimentales. En accumulant plusieurs versions d'une même histoire, en bouclant l'évènement traumatique sur lui-même ou en brouillant les temporalités du récit, ses installations s'attachent néanmoins à créer des espaces capables de contenir ces récits contradictoires et de nous maintenir dans leur trouble. S'élabore à travers elles, une mémoire étrange, entre fabulation et documentaire, dans laquelle persiste, malgré la catastrophe, l’espoir d'un devenir. 


Filmmaker, artist and researcher, Mélanie Pavy worked for about ten years as a chief editor for the cinema, before directing a first feature film, Cendres (co-directed with Idrissa Guiro), released in theatres in June 2015. To prepare this project, she spent 7 months, residents at la Villa Kujoyama in Kyoto in 2012. It was during this stay, a few months after the triple disaster in Fukushima, that she discovered the existence of the “Omega project” in the Japanese press. It provides for the construction of a Japanese city in southern India presumed to serve as a refuge for the Japanese elite in the event of another nuclear accident. Starting from this real event and the hypothesis, worthy of a science fiction scenario, which accompanies it, it is currently developing a work of "documentary speculation" - composed of texts, films and installations - as part of the SACRe PhD (Sciences, Arts,Creation, Research), within La FEMIS and the École Normale Supérieure de Paris / Paris Sciences et Lettres. Her videos and installations have been shown in exhibitions in institutions such as the Centre Georges Pompidou (Beaubourg), La Villette, Le Bal, La Galerie les Filles du Calvaire or La Gaîté Lyrique. For this project she also part of the Call It Anything (F93) collective, which brings together scientists and artists around life after the triple disaster of 2011. Through her work, Mélanie Pavy questions our capacity to think and to narrate loss. The series she is currently developing in between India and Japan, pushes this questioning to its ultimate corollary, that of the end of the human world. His practice has gradually moved awayof narrative cinema to open up to more experimental stagings. By accumulating several versions of the same story, in the traumatic event on itself or by blurring the temporalities of the narrative, his installations nevertheless aim at creating spaces capable of containing these contradictory narratives and keeping us in their turmoil. A memory is elaborated through them, between fabulation and documentary, in which, despite the catastrophe, the hope of a future persists.